Cependant, dès mon arrivée à Melbourne, j’ai fait des formations en photographie argentique (noir & blanc et développement) - j’ai travaillé comme photographe amateur pour le théâtre français. Et j’ai aussi suivi des formations artistiques en dessin et en peinture à l’huile avec plusieurs artistes australiens à Melbourne Studio of Arts jusqu'à récemment.
De 2003 à 2005, je suis revenue vivre en France en région parisienne où j’ai fait de la peinture sur porcelaine pendant 3 ans et j’ai appris la technique de Sèvres. Surtout, j’y ai découvert par hasard l’aquarelle, et j’ai suivi des cours avec l’artiste Marie-Ange Choupie à Rueil-Malmaison, puis de retour à Melbourne en 2006 avec l’artiste australien, Greg Allen.
En 2017, j’ai décidé de me consacrer uniquement à mon art. J’ai subitement quitté mon travail contraignant et stressant d’universitaire pour étudier les arts plastiques à La Trobe College of Arts and Design à Melbourne jusqu’en décembre 2020.
C’est dans cet environnement artistique et stimulant que j’ai pu enfin m’épanouir et travailler à plein temps comme artiste.
Je trouve la beauté de partout et pas uniquement dans la nature, les animaux et les bâtiments historiques, mais aussi dans les objets comme une vieille bicyclette, ou dans les vêtements même usés, etc. L’esthétique est fondamentale pour moi, surtout dans ce monde de tension, d’insécurité et où il y a tant de pollution visuelle. J’ai besoin de me nourrir de cette beauté qui a une dimension spirituelle. La beauté apaise, elle nous élève et nous aide à nous recentrer sur l’essentiel. La beauté et les arts nous aident à transcender la noirceur du monde.
Comme beaucoup d’artistes, je suis très sensible à la nature mais aussi à la façon dont elle est malmenée en ce moment comme jamais elle ne l’a été dans notre histoire humaine au point où notre survie en est menacée. Je ne peux pas rester indifférente à la perte massive du vivant que j’essaie de défendre avec mes propres armes et mon engagement auprès d’associations environnementales.